Carezza n’est pas simplement une nouvelle pièce pour piano. C’est une respiration. Un instant suspendu où le temps semble ralentir, presque s’effacer, pour laisser place à l’émotion pure.
Avec cette composition, Marina Luciani nous invite à une immersion délicate, à la frontière entre douceur et profondeur. Sur Instagram, elle décrit Carezza comme « une caresse murmurée sur les touches », et l’image est juste : les notes s’étirent comme des vagues lentes, jamais brusques, toujours habitées par une intention sensible. Les silences ne sont pas des vides, mais des espaces de contemplation, où l’auditeur peut respirer, projeter, ressentir.

À l’écoute, une mélancolie douce s’installe presque naturellement. Elle n’est ni lourde ni sombre ; elle est subtile, enveloppante. Puis, au fil de la pièce, cette mélancolie se transforme. Quelque chose s’ouvre, évolue, devient plus lumineux sans jamais perdre sa fragilité. C’est un sentiment difficile à nommer — et c’est précisément là que Carezza touche juste. La musique ne cherche pas à expliquer : elle suggère, elle accompagne, elle laisse chacun trouver sa propre lecture.
Le piano de Marina Luciani est à la fois puissant et délicat. Chaque nuance semble pesée, chaque attaque maîtrisée, comme si le geste musical était guidé autant par le cœur que par les doigts. On y retrouve des couleurs romantiques, mais sans emphase ; une émotion sincère, presque intime, qui donne l’impression d’écouter quelqu’un penser à voix basse.
Carezza sera disponible en avant-première le 26 février sur K’SCOLTA, soit deux jours avant sa sortie officielle. Une occasion rare de découvrir cette pièce dans un écrin qui met à l’honneur la création musicale corse contemporaine.
C’est une œuvre à écouter seul, au calme, peut-être le soir, quand tout ralentit. Une pièce pour ressentir, voyager, rêver — et se laisser toucher, tout simplement.

